Bonjour et bienvenue dans mon petit univers !

Je m'appelle Orianne, j'ai 34 ans. Je vis à Boussy Saint Antoine, dans le 91. Je me déplace souvent en Bretagne, du côté de Dinan.

Inspirée par les contes et légendes, la culture celte, les mondes merveilleux, j'espère réussir à vous transporter dans un univers onirique et féerique. Je m'attache à mettre en scène vos idées, vos envies de magie du mieux que je peux !


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A bientôt !

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jeudi 19 mai 2016

Endométriose, épisode....

Bonjour à tous,

maintenant que c'est terminé, je vais vous raconter la fabuleuse aventure de la stimulation ovarienne ( imaginez ça avec le générique de il était une fois la vie...)

Mercredi 6 avril :
1ère piqûre, gonal F 900 à 350 Unités Injectables - ui pour les intimes ( le max étant de 450 )
Grosse appréhension au moment du geste en lui même, le moment où on a la seringue en main, et qu'on se dit "allez go !" ben... on se le dit bien 3 ou 4 fois avant d'y aller et piquer ! Heureusement, j'ai choisi une zone du ventre où je n'ai pas retrouvé de sensibilité depuis l'opération l'année dernière, et l'aiguille est très fine, donc rien senti. Puis j'étais sous bonne surveillance :-)

( Les piqûres ont lieu le soir, entre 19 et 21 heures )

Jeudi 7 / vendredi 8 avril :
Les piqûres continuent, toujours gonal F à 350 ui.
Mal à la tête non stop sur ces 2 jours, probablement l'effet de surprise.

Samedi 9 avril :
350 ui, RAS

Dimanche 10 avril :
350 ui
Sortie photo, grosse journée, pas en forme. Le verdict tombe le lendemain.

Lundi 11 avril : 
SINUSITE ! Youhouh, pile au bon moment... Interdiction de prendre des anti inflammatoires, les antibio, je n'ai droit qu'à certains, top.
Le matin de bonne heure, 1ères écho et prise de sang de contrôle.
Le radiologue ne comprend pas ce qu'il voit, le kyste déplace carrément l'ovaire droit à la place de l'ovaire gauche, si bien qu'il a l'impression de voir 2 ovaires ( pour rappel, le gauche a été retiré lors de l'opération de l'année dernière ).
L'hôpital me rappelle dans la journée, ils ne comprennent pas les images qui ne correspondent pas à la prise de sang.
Du coup on passe à 450 ui ( le max ) de gonal F 900. Contrôle prévu vendredi.

Mardi 12 à jeudi 14 avril :
450 ui.

Vendredi 15 avril :
Re écho et prise de sang.
D'ailleurs j'ai été désagréablement surprise par le centre de radiologie à côté de chez moi. Quand je les avais contactés, ils m'ont dit connaître la procédure, et savoir que les rdv sont souvent au dernier moment, mais qu'ils me caleraient entre 2 patientes. Or, les 2 fois où je les ai recontactés, ça n'a pas été possible.
Ce jour là j'ai pu trouver un rdv à l'hôpital où j'ai été opérée, mais les fois suivantes, nous nous rendrons... à Bondy...
Bref. A nouveau des images "bizarres", qui ne correspondent toujours pas à la prise de sang.
Je reçois le fax de l'hôpital dans l'après-midi, avec la suite du traitement. Et là je comprends qu'il y a un truc qui ne va pas. Je n'ai toujours pas commencé le 2ème produit, et sur le calendrier, il est prévu écho et prise de sang le jour où aurait dû avoir lieu la ponction... La sage femme coordinatrice m'appelle, effectivement la ponction est reportée car les follicules ne poussent pas.
J'avoue que le moral en prend un coup. Je commence à être très fatiguée, la sinusite n'arrangeant rien. Mais pour l'instant, avec les bleus qui me couvrent le ventre et l'intérieur des bras, ce sont les seuls effets secondaires.
On continue donc à 450 ui, ainsi que samedi et dimanche.

Lundi 18 avril :
Monsieur Oz avait de toutes façons posé sa journée pour la ponction, donc nous décidons d'aller à Bondy pour l'écho et la prise de sang. Au final, même si cela nous fait lever à 5h30, c'est aussi bien, je peux ainsi discuter avec la SF directement. Elle me dit que les follicules ne poussent toujours pas, elle ne comprend pas. On continue le gonal F à 450 ui et on voit. Peut-être une ponction le lundi suivant, sans certitude.

Mardi 19 avril :
450 ui, la fatigue se fait bien sentir.

Mercredi 20 avril :
Debout 5h30 pour écho et pds à Bondy.
Ca ne pousse toujours pas, ponction "en suspens".
Coup de téléphone du médecin le midi, la LH est élevée, signe que l'ovulation approche. Il faut absolument la bloquer, donc injection d'orgalutran à 12h et 20h. Et là, la surprise du jour : l'orgalutran, ça fait de grosses plaques jours au point d'injection, ça chauffe et ça démange !!! Mais bon, ça dure une trentaine de minutes environ.
Le soir, à nouveau gonal f 450 ui.

Jeudi 21 avril : 
Pds pour vérifier que l'ovulation a bien été bloquée, c'est bon.
µGonal 450 ui + orgalutran

Vendredi 22 avril :
Debout 5h30 pour écho et pds à Bondy. Je n'en peux plus de fatigue physique et nerveuse.
La SF m'annonce que les follicules ne poussent toujours pas, elle envisage une ponction le mercredi 27 soit 9 jours après la date initiale ! Elle ne comprend pas pourquoi c'est aussi long, pourquoi les follicules ne poussent pas. Nous devions en plus partir en vacances le lundi 25, elle le sait, et j'ai vraiment besoin de vacances.
Elle me propose donc les 3 solutions suivantes :
- ponction le mercredi ( et comme dit Monsieur Oz, si ça se trouve, ça aurait encore été repoussé...)
- on arrête tout maintenant et on reprend une autre stimulation plus tard. C'EST MORT ! Je n'ai pas fait tout ça pour rien !
- Compromis : on fait la ponction le lundi, en sachant que les conditions ne seront pas optimales. Avec départ en vacances le mardi.
J'ai choisi le compromis.
donc voilà. Encore 450 ui de gonal le vendredi soir + orgalutran. Et le samedi, 20h30, ovitrelle pour déclencher l'ovulation 36h plus tard, soit lundi matin 8h30, heure de mon passage au bloc.

Soulagement, appréhension, espoir..

Arrive le lundi, jour de la ponction.8 jours plus tard que prévu, donc. Angoisse de ne pas savoir sa ça va fonctionner, si tout ça n'aura pas été fait pour rien, comment je vais supporter l'anesthésie.
Arrivée 7h, encore une fois j'ai la chance de tomber sur des personnes adorables. L'infirmière me refait une prise de sang ( encore... je n'ai plus de place, l'intérieur de mes bras est recouvert de bleus...), puis c'est parti, je descend au bloc. Stress, stress, stress...

Au bloc, on me pose le cathéter qui va servir à l'injection de l'anesthésiant sur le dos de la main. Puis je me réveille en salle de réveil. Un peu vaseuse, bizarre, mais ça va. Le plus gênant est la gorge irritée à cause de l'intubation. Je remonte dans ma chambre au bout d'une heure environ. Un peu moins vaseuse, j'enchaîne les quarts d'heure speed et les ko.
Je n'arrive pas à me concentrer sur quoi que ce soit plus de 10 mn, je ne tiens pas en place. Assise, non. Couchée, non plus. Debout... c'est encore un peu juste. Mais à côté de ça, quasi pas de saignement, et pas de douleurs. Et ça c'est cool. Parce que j'avais lu des témoignages où les femmes souffraient le martyr, et j'avoue que ça me faisait méga flipper.

L'interne vient me voir pour m'annoncer qu'ils ont pu prélever 7 ovocytes, ce qui au vu des échos et pds est pas mal !
Comme je me sens bien, je peux finalement sortir vers 13h. Je me coucherai un peu en rentrant, sans vraiment réussir à dormir. J'alterne toujours entre speed et ko, quintes de toux à cause de l'intubation, et des problèmes de concentration. Mais bon, toujours pas de douleurs !
Ca tiraille vaguement en soirée, quand les anti douleurs ont fini de faire effet, mais c'est tout.
Le lendemain, départ en Bretagne. Je suis courbaturée du cou au bassin. Peut être la position sur la table d'opération.
L'interne me rappelle pour me dire que sur les 7 ovocytes prélevés, les 7 étaient assez matures et en assez bon état pour être congelés... Victoire !!! Je vais pouvoir commencer mes vacances zen et sereine :-)

Encore une fois, cela me confirme que je suis malgré tout extrêmement chanceuse dans cette histoire. Certaines femmes voient leur vie complètement anéantie par les douleurs, ou par leur incapacité à avoir un enfant alors que c'est leur souhait le plus cher.
Je suis à un stade sévère de la maladie, de par l'ablation d'un ovaire et d'une trompe. Mais je n'ai plus refait de grosse grosse crise depuis l'opération. J'ai des douleurs je n'irai pas jusqu'à dire tous les jours, mais toutes les semaines, oui, très clairement. Ca n'est pas agréable, ça joue sur le moral, mais ça n'est rien comparé aux douleurs des crises.

La prochaine étape sera sans doute à nouveau une opération pour retirer le kyste ainsi que les lésions qui restent. Je ne sais pas quand, pas tout de suite, j'espère ! Je croise les doigts en tous cas.

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