Bonjour et bienvenue dans mon petit univers !

Je m'appelle Orianne, j'ai 34 ans. Je vis à Boussy Saint Antoine, dans le 91. Je me déplace souvent en Bretagne, du côté de Dinan.

Inspirée par les contes et légendes, la culture celte, les mondes merveilleux, j'espère réussir à vous transporter dans un univers onirique et féerique. Je m'attache à mettre en scène vos idées, vos envies de magie du mieux que je peux !


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samedi 19 décembre 2015

Stage Mythologies - Hellanide

Bonsoir ! 

Dernier article consacré à la sortie Mythologies, ce soir, avec Hellanide, déesse gardienne et juge des Enfers.
Hellanide est incarnée par la géniallissime, sublissime Tatiana, Tat'Eyes Photography ( oui, oui, la même qui a rédigé les portraits de chacun de nos superbes personnages ! ), qui porte un non moins magnifique bijou de corps et diadème de chez 20000 lieues sous les perles, qui ont également fait un travail hallucinant sur cette sortie <3

"De la fenêtre de sa chambre, Hellanide contemplait les marécages brumeux et nauséabonds du Tartare qui formaient un rempart pour que nulle âme damnée ne puisse s’échapper. Au loin, un triple mur d’airain clôturait la prison des Enfers et autour coulait le Styx à perte de vue.
 Déesse gardienne et juge des Enfers, fille d’Hadès et de Perséphone, Hellanide vivait dans le palais familial qui surplombait le royaume des ténèbres, en compagnie de ses parents et sa sœur Ombrielle.
                            Plongé dans les profondeurs de la terre, d’une mesure insondable, le Tartare était une région aride, brumeuse, sans vie et monotone avec des étangs glacés, des lacs de soufre et de poix bouillante.
Les esprits maudits des Dieux et des mortels, emprisonnés ici, y vivaient mille tourments. Endurcis dans leur péché, ils erraient éternellement fixés dans leur peine.
Hellanide avait pour mission de prononcer leur sentence après avoir écouté leur plaidoyer.
Lorsque Charon, le passeur des morts sur le Styx, les amenait au grand portail de fer sur sa barque, Hellanide accueillait chaque nouvelle ombre avant de la diriger vers ce qui serait sa pénitence pour le reste de l’éternité.
             La jeune Déesse termina de s’apprêter en vaporisant sur sa peau un parfum à base d’essence de remords et de colère fraîchement extraite des derniers défunts condamnés, puis elle sortit de sa chambre pour se rendre à l’entrée du Tartare. De nouvelles âmes approchaient.
             Dans le couloir, son chien Cerbère dormait d’un seul œil sur chacune de ses trois têtes. Lorsqu’il l’aperçut, il remua la queue.
« - C’est bientôt l’heure de l’éclipse lunaire sur la terre, donc de ta promenade pour me rapporter tout plein d’esprits évadés ! Oh oui, elle est contente, ma vilaine petite créature putride ! » lui susurra-t-elle en lui grattant la tête du milieu, la préférée de Cerbère, qui gronda de plaisir.

             Dans la cuisine, elle croisa Ombrielle qui explorait son butin de la nuit passée, dérobé aux voleurs qui avaient péri et qui d’ailleurs, n’allaient pas tarder à arriver.
« - Neuf morts d’un coup sec ! Embrochés sur une même sarisse ! Tu aurais vu ça, Hellanide ! J’en avais les larmes aux yeux d’exaltation ! » pépiait la jeune Déesse des ombres, des voleurs et du sang.
Elle sortit un diadème orné de cristaux noirs du tas de bijoux amoncelés devant elle, l’exposa à sa sœur et dans un sourire s’élança vers elle.
« - Tiens ! Celui-ci fera honneur à ta beauté ! » dit-elle en posant le bijou sur la tête d’Hellanide.
Tout comme sa jeune sœur, Hellanide était d’une rare beauté, héritée de leur mère Perséphone, Déesse à la splendeur exceptionnelle.
Une crinière vermeille flamboyait autour de son visage à la peau laiteuse où brillaient deux prunelles havanes.
« - Merci, Ombrielle ! Je file aux portes des Enfers. Ne laisse pas sortir Cerbère et interdiction de faire des confettis avec son ombre ! » lui lança-t-elle avec un clin d’œil.
Amusée de cette boutade, Ombrielle répondit pour sa défense :
« - Je n’étais qu’une petite fille ! »
Hellanide lui sourit et s’élança d’un pas pressé vers le portail du Tartare.

             Charon déposa les âmes. Certaines ne pipaient mot, complètement décontenancées d’être passées de l’autre côté. D’autres, se lamentaient et d’autres encore imploraient la clémence de la déesse.
« - Pitié, votre Grandeur ! Je n’ai connu que souffrance toute ma vie ! » implora l’esprit d’un vieil homme.
«  - Une vie tellement difficile que cela t’a autorisé à égorger cette pauvre jeune fille lorsque tu avais 17 ans ? » ironisa-t-elle en lisant le parchemin de peau qui lui servait de listes des péchés.
L’expression du visage du défunt se décomposa.
« - Je te condamne à subir éternellement le tranchant de la lame d’un couteau mal aiguisé et rouillé le long de ta gorge. Tu erreras dans le fleuve de la douleur à jamais. »
A peine sa sentence prononcée que l’âme du défunt fut aspirée vers le fleuve où commença son incessante punition.
Et, Hellanide enchaîna avec l’ombre du mort suivant. Encore. Et encore.

             Chaque jour au Tartare se ressemblait pour la Déesse. Et, l’ennui et la lassitude s’infiltraient en elle comme un lent et perfide poison.
Une nuit, où l’éclipse lunaire s’annonçait dans le monde mortel, elle partit accompagnée de Cerbère à l’entrée des terres humaines à la recherche des âmes qui avaient réussi à franchir les remparts du Tartare. Ces dernières se transformaient en démon lorsqu’elles regagnaient la Terre et Hellanide lançait Cerbère à leurs trousses qui les dévorait lorsqu’il les attrapait.
Ne s’aventurant jamais au-delà du passage des Dieux entre les deux mondes, elle y croisait la Déesse déchue Oralba qui était devenue son amie. Seule, au Tartare, lieu lugubre évité par les autres Dieux, Hellanide avait très peu d’amis dans l’Olympe.
«  - Si tu savais comme la lumière du soleil me manque, Hellanide… se plaignit-elle. Sa chaleur… Toutes ses couleurs… La vie au soleil est tellement belle ! »
« - Je ne connais pas cette vie. Le Tartare est plongé dans le monde souterrain. Je ne côtoie que la mort. » répondit la Déesse.
« -Et tu n’es pas curieuse de ce monde gorgé de beauté ? »
« - Pas vraiment… » mentit Hellanide, ce qui n’échappa pas à Oralba.

En effet, la Déesse des Enfers nourrissait le désir de sortir du Tartare. Un désir grandissant avec l’ennui qui, depuis quelques temps,  s’emparait d’elle.
« - Je partirai un peu chez mon amie Bastet, au royaume des Dieux d’Egypte. Un changement de lieu me fera probablement du bien. » annonça-t-elle.
«  - La Déesse des morts à tête de chat ? Effectivement, vive le changement ! railla Oralba. Réfléchis Hella, un petit tour chez les mortels serait une aventure exceptionnelle ! »
             La Déesse fut séduite par l’idée. Après quelques secondes de réflexion, elle proposa à son amie :
« - Et si, on y allait toutes les deux ? »
Le visage d’Oralba changea d’expression :
« - Tu veux que Zeus m’envoie pour un aller simple au Tartare ? » ironisa-t-elle.
« - Je préviens mon père que je me rends chez Bastet et nous partons entre deux éclipses, ainsi, Zeus ne remarquera rien. »
Oralba hésita un peu mais fut vite enchantée par l’idée de son amie.
Elles n’avaient plus qu’à attendre l’arrivée de la prochaine éclipse.

             Le grand jour arriva après ce qui leur sembla une éternité. Les deux jeunes Déesses se retrouvèrent dans l’entre-deux monde et se glissèrent sur la Terre.
« - Nous avons trois jours mortels avant la prochaine éclipse, Hellanide… » expliqua Oralba.
Elles atterrirent dans une forêt près d’un petit village au pied des montagnes.
Hellanide fut émerveillée par tant de beauté. La faune et la flore du pays des mortels la subjuguèrent.
La vie dans le village battait son plein. Un grand marché dominait le cœur du village.
Les filles arpentaient les étals, déguisées en mortelles, et profitèrent de toute l’effervescence de la circonstance pour passer inaperçue et apprécier pleinement le moment qui s’offrait à elles.
             L’attention d’Hellanide fut soudainement  attirée par un étal rempli de pots de miel tenu par un charmant jeune homme blond aux yeux bleus.
Hellanide adorait le miel. Sa mère qui passait six mois dans le monde mortel chaque année, revenait aux Enfers avec du nectar d’abeilles ainsi que toute sorte de plantes médicinales et enseignait à sa fille toutes leurs propriétés.
Le plaisir de goûter au liquide doré l’envahit rapidement.
« - Une petite dégustation, mademoiselle ? » demanda aimablement le jeune blond à Hellanide.
La jeune fille acquiesça d’un hochement de la tête tandis que le jeune homme lui tendit une cuillère enveloppée de miel qu’elle fit couler dans sa bouche.
« - Exquis ! »
« - Je vous en emballe un paquet ? » demanda d’un grand sourire le jeune vendeur.
«  - Cela aurait été avec grand plaisir mais, je n’ai pas de quoi vous payer sur moi… » expliqua Hellanide, gênée.
« - Tenez, c’est la maison qui vous l’offre ! Il est rare d’avoir des étrangers dans le village. » lui répondit le jeune homme en lui tendant un pot.
« - Merci… Cela se voit tant que ça ? » demanda-t-elle surprise.
« - Deux jolies jeunes femmes comme vous et votre amie ? On ne peut que vous remarquer ! »
Le visage d’Hellanide s’empourpra.
« - Je me nomme Hella. Et voici, mon amie… Alba. Nous sommes de… du… »
« - Du Nord ! » intervint Oralba, pour aider son amie décontenancée.
« - Enchanté… Je suis Théotis. »
Ils bavardèrent encore un peu, puis les jeunes femmes reprirent leur chemin.
La tombée du jour arriva rapidement. Le village commença à se vider, chacun regagnant son foyer pour la nuit.
« - Que fait-on, maintenant ? Où allons-nous dormir ? Et, je commence à avoir très faim… » se plaignit Oralba.
« - Je ne sais pas… » soupira Hellanide, sentant que leur escapade allait probablement s’achever plus vite que prévu.
Elles s’assirent sur une pierre pour se reposer et réfléchir à la suite des évènements. Lorsqu’elles entendirent une voix :
« - Hella ! Alba ! »
Théotis s’approchaient d’elles d’un pas vif.
« - Que faites-vous ici, toutes seules ? »
« - Nous avons oublié l’heure et il est trop tard pour regagner notre maison. » mentit Hellanide.
« - Je vois… Venez avec moi. J’habite une ferme plus haut dans la montagne. Vous pouvez y passer la nuit ! » répondit le jeune homme.
Ravies, les deux jeunes femmes le suivirent.
Sa maison était charmante. Il leur présenta leur chambre et leur offrit à dîner.
Durant le repas, les Déesses en apprirent un peu plus sur leur hôte. Il était apiculteur et venait de perdre ses parents quelques mois plus tôt.
             Finalement, l’hospitalité d’une nuit dura trois jours.
Trois jours durant lesquels Hellanide et Théotis devinrent inséparables. Hellanide passait les plus beaux moments de sa vie. L’amour était né entre les deux jeunes gens.
Oralba, elle, savourait sa liberté conditionnelle en longues balades et en nuit blanche à admirer les étoiles.
« - Hella, nous devons rentrer… Je dois préparer l’éclipse. » murmura-t-elle à la Déesse des Enfers lors de leur dernière soirée.
Hellanide soupira  et répondit sous le regard incrédule de son amie :
« - Je ne rentrerai pas, Ora… Je me sens tellement bien ici. Heureuse comme jamais ! »
« - Hellanide ! Tu ne peux pas faire ça ! Ton père va être fou de rage ! Et on parle d’Hadès ! »
« - J’assumerai les conséquences. »
Oralba serra son amie dans ses bras et la remercia de ces trois jours qui lui avaient réchauffé le cœur :
« - Je reviendrai te voir dès que possible ! Bonne chance ! »
Et, elle prit la route du retour. Laissant seule Hellanide avec Théotis.
« - Où est Oralba ? » interrogea celui-ci lorsqu’il retrouva la jeune Déesse.
« - Elle est partie. Elle n’aime pas les adieux… » lui dit Hellanide.
« -Et toi ? »
« - Moi ? répondit la Déesse. Moi, je voudrais rester ici, avec toi, si tu veux de moi. »
Le regard de Théotis se troubla d’émotion. Il enlaça la Déesse et l’embrassa passionnément.

             Les jours passèrent. Le bonheur du jeune couple grandissait.
Un soir, alors qu’elle allait chercher de l’eau au puits dans le jardin, une immense silhouette lui fit face.
« - Père ! s’exclama-t-elle en sursautant. Vous m’avez fait peur ! »
« - Le petit jeu a assez duré. Nous rentrons, Hellanide. » répondit Hadès, le Dieu de l’Enfer.
Mais, la jeune femme refusa. Elle explique à son père que sa vie était désormais ici en compagnie de Théotis et qu’elle renonçait à son titre et à sa divinité.
Hadès était fou de rage. Il voulut la ramener de force mais la jeune femme s’écria :
« - J’attends un enfant de Théotis ! Il va devenir mon mari ! »
La nouvelle fit l’effet d’une gifle au Dieu.
« - Très bien, ma fille. Voilà ce que je te propose. Tu restes ici mais à sa naissance, je viendrai prendre ton premier enfant pour en faire ton successeur. »
Hellanide n’eut pas le temps de répliquer qu’Hadès avait disparu.
            
             Durant les mois qui suivirent, Théotis continua son activité d’apiculteur et Hellanide fit profiter les villageois de ses connaissances de guérisseuse. Tout le monde appréciait le jeune couple. Le village fêta le mariage d’Hellanide et de Théotis en organisant une grande fête.
             Néanmoins, la naissance du bébé approchait et faisait grandir l’anxiété de la Déesse.
Lorsque le jour tant redouté arriva, Hellanide donna la vie à une jolie petite fille aux iris bleutés.
La même nuit, Hadès se présenta à la jeune mère. Celle-ci implora son père, les yeux couverts de larmes. Elle avait réfléchi à une offre à présenter à Hadès :
« - Père, je t’en prie. Laisse-moi ma fille… Reprends ma divinité. Je deviendrai ainsi simple mortelle et à ma mort, je reprendrai ma place au Tartare ! La vie de mortel est tellement courte pour les Dieux… »
Hadès médita quelques minutes sur la proposition de sa fille.
« - Soit ! Je t’ôte par ces paroles toute divinité, plus aucun accès au Royaume des Dieux ne te sera accordé. En simple mortelle, tu demeures ici. A ta mort prochaine, je viendrai te chercher et tu reprendras ta place au Tartare pour toujours ! »
Puis, il disparut au grand soulagement de la jeune femme.

             Mais le bonheur de mortelle d’Hellanide ne fut pas aussi long qu’elle l’espéra. A peine quelques années plus tard, sa petite fille ayant à peine trois ans, une terrible épidémie se répandit sur le village. Entraînant de nombreux morts.
Malgré tous les remèdes et les préparations qu’Hellanide concoctait et toutes les précautions qu’elle prenait pour protéger sa famille, sa fillette tomba malade.
La sachant condamnée, Hellanide invoqua son père.
Ce dernier accepta de prendre la vie de la mère en échange de celle de l’enfant.
Il transmit la maladie à Hellanide qui succomba quelques jours plus tard alors qu’elle enlaçait une dernière fois sa petite fille.
Arrivée l’autre côté, Hadès l’attendait et, comme convenu, elle reprit ses fonctions de Gardienne et de Juge des Enfers. La tristesse qui lui déchirait le cœur la rendit encore plus intransigeante quant aux châtiments qu’elle prononçait.
Hadès était ravi d’avoir ramené sa fille. Son plan avait fonctionné. Il remercia Endémios, le Dieu des Epidémie, à qui il avait commandé la maladie propagée dans le village de mortels où vivait la Déesse.

             Assis dans le silence de sa cuisine, Théotis était dévasté par la perte de son épouse.  A ses pieds, sa fille jouait avec une poupée en tissus aux cheveux de foin.
Il posa la main sur sa petite tête blonde. Elle releva la tête et en le regardant, demanda :
« - Maman.. ? »
« - Maman est partie pour un très long voyage, mon trésor… Il va falloir que l’on soit fort tous les deux, ma douce petite Amielline… »"





Oui, je vous laisse même les close up des bijoux, que vous puissiez admirer le travail phénoménal de Marina sur cette parure.....






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